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Musique classique et opéra par Classissima

William Christie

mardi 17 janvier 2017


Classiquenews.com - Articles

29 décembre

Rétro 2016 : nos 6 coups de cœur baroque

Classiquenews.com - Articles Rétroviseur 2016… LE TOP 6 BAROQUE de CLASSIQUENEWS. 2016, une année chargée en émotions, révélations, découvertes… La Rédaction de CLASSIQUENEWS s’est réunie fin novembre 2016 et a élu les 6 réalisations / programmes qui ont marqué nos rédacteurs, dans le registre de la musique baroque, tout au long de l’année écoulée. En voici les heureux lauréats. Qu’il s’agisse de musique vocale, instrumentale, orchestrale ou chambriste, chacun des élus a reçu au cours de l’année le CLIC de CLASSIQUENEWS. Ainsi ce sont distingués en 2016 pour l’excellence de leur approche les ensembles Sébastien de Brossard (audacieux collectif, créé en 2016 par Fabien Armengaud, en révélant le Clérambault sacré… que personne n’avait à ce point su incarner ni défendre) ; Les Masques (dans un Télémann éblouissant d’élégance et de raffinement expressif) ; Les Timbres, dont l’alchimie collective nous captive toujours autant, concert après concert ; Vox Luminis (meilleur ensemble choral à l’heure actuelle) ; enfin c’est un chef… hongrois, qui, à Budapest, réalise une révolution tranquille au service des Baroques Français : György Vashegy. Le meilleur pour la fin : qui aurait pu mesurer la séduction d’un duo de timbres d’une expressivité saisissante : clavecin / pianoforte ? Jusqu’au concert d’octobre 2016, de Bruno Procopio et Natalia Valentin (à Rio de Janeiro), personne ne pouvait en deviner l’irresistible séduction (tricot percussif du clavecin, chant caressant, velouté du pianoforte… le miracle sonore s’est ainsi révélé : merveille de chant à deux voix, entre plénitude sonore et motricité électrique. C’est assurément la plus belle équation sonore et instrumentale de l’année 2016. Tous méritent nos palmes. CLASSIQUENEWS les suivra en 2017. Pour chacun, nous vous disons les raisons de notre enthousiasme. 1. FABIEN ARMENGAUD et l’Ensemble SÉBASTIEN DE BROSSARD CLERAMBAULT REINVENTÉ … dans un nouveau disque d’inédits paru le 21 octobre 2016 chez Paraty, le nouvel ensemble français sur instruments anciens, Sébastien de Brossard dévoile tout un pan du patrimoine musical français du XVIII ème dont on s’étonne qu’aucune institution d’importance en France et même les plus spécialisées n’aît pas eu l’idée préalable de s’y intéresser; voilà un Clerambault somptueux et dramatiquement inédit dont le raffinement et les audaces comme les difficultés d’écriture posent des jalons décisifs entre Lully et Rameau. L’organiste Fabien Armengaud se passionne pour l’éloquence des Baroques français. Avec son Ensemble Sébastien de Brossard, le chef éclaire un pan méconnu et pourtant jubilatoire de la musique sacrée au début du XVIII ème siècle, celle de Clérambault dont ici les partitions pour 3 voix d’hommes sont dévoilées à leur juste format. En somme, monsieur Clérambault, à l’église, fait de l’opéra. En LIRE + 2. L’ensemble LES MASQUES dans TELEMANN CD, événement. Compte rendu critique. Georg Philipp Telemann (1681-1767) : Le théâtre musical de Telemann. Les Masques. Olivier Fortin, direction (1 cd Alpha). En préambule à l’année Telemann (LIRE notre dossier spécial Telemann : 2017, 250 ans de la mort de Telemann), voici un excellent disque qui révèle le raffinement dramatique du compositeur baroque, et simultanément le geste toute sensualité, souplesse, élégance de superbe instrumentistes sur boyaux d’époque, l’Ensemble Masques, réunis autour du claveciniste Olivier Fortin. Rien ne laisse supposer cette peinture flamboyante des passions de l’âme qui s’offre à nous ici, dans une intensité réfléchie, juste, filigranée, d’une fulgurante d’intonation… réellement éblouissante : le son des Masques est remarquable de grâce naturelle, d’expressivité nuancé, de pudeur onirique… En LIRE + 3. VOX LUMINIS / LIONEL MEUNIER dans JS BACH CD, compte rendu critique. Jean-Sébastien Bach : Actus tragicus — 4 cantates BWV 106, 150, 131, 12. Vox Luminis. Lionel Meunier (1 cd Alpha, 2016). INCISE et FERVEUR : VOX LUMINIS A SON MEILLEUR. D’emblée l’opulence de la sonorité, à la fois ample et charnue captive : elle permet que s’installe large et profond, – et sur un tapis instrumental des plus resserré, « essentiel » (orgue et 2 violes de gambe), le duo sublime des deux flûtes dont la tendresse dialoguée ne doit pas cacher la symbolique des deux corps creux laissant passer le souffle : la mort dans la vie. Dans la Messe en si, à l’extrémité de la carrière de Jean-Sébastien, l’auditeur saisi saura retrouver la magie à la fois proche, fraternelle et fervente des deux voix ainsi appareillées. La BWV 106, même conçue par un tout jeune compositeur (de 22 ans), affirme une étonnante vision existentielle, – mûre, au questionnement fondamental : Lionel Meunier (qui joue l’une des deux flûtes, insufflant très probablement la juste respiration à ses partenaires) et son fabuleux collectif (instrumentistes et chanteurs), déploient la clarté précise de toutes les lignes contrepointées, agissantes en un saisissant théâtre de la foi : à la fois, recueilli et conscient de la mort, et aussi formidablement caractérisé. Le baryton basse fondateur de Vox Luminis sait à nouveau convaincre par une maîtrise qui allie éloquence du discours et incarnation très juste et nuancée … En LIRE + 4. LES TIMBRES, défricheurs et chambristes Excellents artisans d’un son grave, intérieur, profond, les trois membres fondateurs de l’ensemble Les Timbres ne cessent de nous éblouir par la justesse de chaque programme. Celui créé en première mondiale au festival Musique et Mémoire (juillet 2016) affirme un geste éblouissant alliant subtilité, profondeur, éloquence : The Way to Paradise (pour célébrer Shakespeare en 2016). LIRE notre compte rendu de ce concert mémorable 5. György Vashegyi, nouveau défenseur du Baroque français CD événement, compte rendu critique. Mondonville : Grands Motets. György Vasgheyi (2 cd Glossa, 2015). Le geste des baroqueux essaime jusqu’en Hongrie : György Vashegyi est en passe de devenir par son implication et la sûreté de sa direction, le William Christie Hongrois… C’est un défricheur au tempérament généreux, surtout à la vision globale et synthétique propre aux grands architectes sonores. C’est aussi une affaire de sensibilité et de goût : car le chef hongrois goûte et comprend comme nul autre aujourd’hui, à l’égal de nos grands Baroqueux d’hier, la subtile alchimie de la musique française. Le disque nouveau dédié aux Motets de Rameau, d’une exigence révélatrice, confirme ici un maestro d’une séduction majeure. A suivre désormais. LIRE notre critique complète du cd les motets de Mondonville par György Vashegyi 6. DUO pianoforte / clavecin : Natalia Valentin et Bruno Procopio C’est assurément une découverte sonore et artistique majeure : en octobre 2016 à Rio de Janeiro, un duo de claviéristes engagés, investis ressuscite une alliance de timbres superlative, d’un relief saisissant : clavecin / pianoforte. Un couple d’artistes s’affirme ainsi dans la défense d’un compositeur oublié : Rigel…

Carnets sur sol

7 janvier

Opéra de Paris 2018 : les dates et distributions complètes

En complément de la fuite précédente , un aimable lecteur (M. Marcel Québire ) a livré, il y a déjà quelques semaines, les distributions complètes de la saison à venir sous la notule correspondante. Pour ceux qui auraient manqué le commentaire, je le recopie avec quelques ajouts ou précisions (et quelques diacritiques…). Entre parenthèses figure le nombre de représentations prévues. Je précise que, contrairement à la fois précédente où, recueillant une astuce de gens bien informés et allant moi-même récupérer chez l'Opéra de Paris les titres (a priori une source très fiable, à un mois de l'annonce de la programmation !), je n'ai aucune notion de la source cette fois, ni de la fiabilité des données. Néanmoins, comme à la lecture les distributions paraissent très crédibles (ce n'est pas une collection de célébrités ou de gens qui ne viennent pas à Paris d'ordinaire, on y trouve beaucoup d'interprètes valeureux mais pas assez célèbres pour qu'un fan les mette dans un petit rôle de telle œuvre, les « rangs » respectifs des différents chanteurs sont cohérents, etc.), je la laisse pour votre information – et, dans le pire des cas, pour accompagner votre rêverie. Ils figurent, contrairement à la fois dernière, par ordre de représentation. Lehár – La Veuve joyeuse (15) ► Bastille du 9/09 au 21/10 ► Jorge Lavelli – Jakub Hrusa (Hrůša) / Marius Stieghorst ► Véronique Gens / Thomas Hampson / José van Dam → Malgré le titre, probablement en allemand comme les autres années ? Mozart – Così fan tutte (14) ►Garnier du 12/09 au 21/10 ► A-T de Keersmaeker – Philippe Jordan / Marius Stieghorst ► Jacquelyn Wagner / Ida Falk Winland – Michèle Losier / Stéphanie Lauricella – Philippe Sly / Edwin Crossley-Mercer – Frédéric Antoun / Cyrille Dubois – Ginger Costa-Jackson / Maria Celeng – Paulo Szot / Simone Del Savio → Il s'agit de l'exacte double distribution jouée en ce moment (janvier-février 2017), donc pour une reprise au mois de septembre, on peut être assez certain que la distribution ne sera pas celle-là ! (Ce qui repose la question de la source et de l'exactitude.) Debussy – Pelléas et Mélisande (5) ► Bastille du 19/09 au 6/10 ► Robert Wilson – Philippe Jordan ► Etienne Dupuis - Elena Tsallagova - Luca Pisaroni - Franz-Josef Selig Verdi – Don Carlos (11) ► Bastille du 10/10 au 11/11 ► Krzysztof Warlikowski – Philippe Jordan ► Jonas Kaufmann - Ludovic Tézier - Elina Garanca (Elīna Garanča) - Sonya Yoncheva - Ildar Abdrazakov → Les bruits de couloir parlent d'une alternance entre la version française et la version italienne (avec prise de rôle éventuelle de Jonas Kaufmann dans la version française, mais il y a manifestement débat). J'avais lu que Brian Hymel devait chanter en alternance – une double distribution paraît en effet assez logique. Je n'ai pas d'informations en revanche sur les éditions (voir ici celles qui existent de 1867 après coupures (comme chez Pappano) utilisées : version française, version française archi-intégrale avec tout ce qui a été écrit en 1866-7 (comme Matheson, ou Abbado-DGG avec annexes), version italienne en quatre actes (Milan) comme jusqu'ici à Paris, en cinq actes (Modène), en cinq actes avec ajouts de la version française (Londres +) ? Verdi – Falstaff (7) ► Bastille du 26/10 au 16/11 ► Dominique Pitoiset – Fabio Luisi ► Bryn Terfel - Franco Vassalo - Francesco Demuro - Aleksandra Kurzak - Varduhi Abrahamyan Mozart – La Clemenza di Tito (15) ► Garnier du 15/11 au 25/12 ► Willy Decker – Dan Ettinger ► Ramon Vargas (Ramón) / Michael Spyres – Amanda Majeski / Aleksandra Kurzak – Stéphanie d’Oustrac / Marianne Crebassa Janáček – De la Maison des morts (6) ► Bastille du 18/11 au 2/12 ► Patrice Chéreau – Esa-Pekka Salonen ► Andreas Conrad – Peter Mattei – Stefan Margita - Willard White → Le plus sinistre des Janáček, mais servi par de très grands interprètes, d'ailleurs plutôt des voix lumineuses (alors que l'esthétique majoritaire de Bastille, volume oblige, sont plus souvent épaisses, saturées, rauques ou grumeleuses)… Puccini – La Bohème (12) ► Bastille du 1/12 au 31/12 ► Claus Guth – Gustavo Dudamel / Manuel Lopez- Gomez ► Sonya Yontcheva / Nicole Car – Atalla Ayan / Benjamin Bernheim – Artur Rucinski (Ruciński) – Arturo Tagliavini – Aida Garifullina → Garifullina a certes déjà chanté Musetta, mais je me serais figuré que considérant sa notoriété et les rôles pas tous légers qu'elle aborde désormais, elle serait distribuée en Mimí. À voir. Haendel – Jephtha (8) ► Garnier du 13/01 au 30/01 ► Claus Guth – William Christie (Les Arts Florissants) ► Ian Bostridge – Marie-Nicole Lemieux – Philippe Sly – Katherine Watson – Tim Mead → Manifestement le même principe que pour Eliogabalo de spécialistes pas trop spécialistes ; cette fois néanmoins, les chanteurs, célèbres pour autre chose, sont réellement familiers de ce répertoire, et performants. (En revanche, Christie en Haendel, ça fait certes remplir, sans être forcément le meilleur service à lui rendre.) Verdi – Un Ballo in maschera (9) ► Bastille du 16/01 au 10/02 ► Gilbert Deflo – Bertrand de Billy ► Anja Harteros / Sondra Radvanovsky – Marcello Alvarez (Álvarez) / Piero Pretti – Luciana D’Intino – Simone Piazzola – Nina Minasyan Saariaho – Only the sound remains (6) ► Garnier du 23/01 au 07/02 ► Peter Sellars- Ernest Martinez-Izquierdo ► Philippe Jaroussky – Davone Tines (Davóne Tines ) Rossini – Il Barbiere di Siviglia (9) ► Bastille du 24/01 au 16/02 ► Damiano Michieletto – Riccardo Frizza ► René Barbera / Levy Sekgapane – Olga Kulchynska – Massimo Cavalletti / Florian Sempey – Simone Del Savio – Nicolas Testé Verdi – La Traviata (8) ► Bastille du 02/02 au 28/02 ► Benoît Jacquot – Dan Ettinger ► Anna Netrebko / Marina Rebeka – Rame Lahaj (Ramë Lahaj) / Charles Castronovo – Vitaly Bilyy / Placido Domingo (Plácido Domingo) – Virginie Verrez Bartók – Le Château de Barbe-Bleue / Poulenc – La Voix humaine (7) ► Garnier du 17/03 au 11/04 ► Krzysztof Warlikowski – Ingo Metzmacher ► John Relyea – Ekaterina Gubanova – Barbara Hannigan Berlioz – Benvenuto Cellini (9) ► Bastille du 20/03 au 14/04 ► Terry Gilliam – Philippe Jordan ► John Osborn – Pretty Yende – Maurizio Muraro – Audun Iversen – Marco Spotti Wagner – Parsifal (8) ► Bastille du 27/04 au 23/05 ► Richard Jones – Philippe Jordan ► Andreas Schager – Peter Mattei – Anja Kampe – Evgeny Nikitin – Günther Groissböck – Jan-Hendrik Rootering → Je doute qu'on puisse trouver mieux actuellement pour programmer un Parsifal. Ravel – L’Heure espagnole / Puccini – Gianni Schicchi (10) ► Bastille du 17/05 au 17/06 ► Laurent Pelly – Maxime Pascal ► Clémentine Margaine / Michèle Losier – Stanislas de Barbeyrac – Philippe Talbot – Alessio Arduini / Thomas Dolié – Nicolas Courjal / Nicola Alaimo – Vittorio Grigolo – Elsa Dreisig – Rebecca de Pont Davies – Philippe Talbot – Emmanuelle de Negri Moussorgski – Boris Godounov (12) ► Bastille du 07/06 au 12/07 ► Ivo Van Hove – Vladimir Jurowski / Damian Iorio ► Ildar Abdrazakov – Ain Anger – Evgeny Nikitin Donizetti – Don Pasquale (12) ► Garnier du 09/06 au 12/07 ► Damiano Michieletto – Evelino Pido (Pidò) ► Lawrence Brownlee – Nadine Sierra – Michele Pertusi – Florian Sempey Verdi – Il Trovatore (14) ► Bastille du 20/06 au 14/07 ► Alex Ollé – Maurizio Benini ► Sondra Radvanovsky / Elena Stikhina – Marcelo Alvarez (Álvarez) / Robert Alagna / Yusif Eyvazov – Zelko Lucic (Željko Lučić) / Gabriele Viviani – Anita Rachvelishvili / Ekaterina Semenchuk J'ai maugréé la dernière fois contre le peu d'ambition d'une programmation qui ne fait que reprendre les scies du répertoire, exactement ce qui fait dire que l'opéra est un genre mort – quasiment rien de récent, et rien en redécouverte patrimoniale (de France ou d'ailleurs, je ne fais pas le difficile). Considérant que, dans le milieu de la musique classique, on considère comme impossible de modifier la partition… alors effectivement, rien ne change, on ne joue que la même centaine d'œuvres, sans aucune surprise, et il ne reste plus qu'à se repaître de sa propre mauvaise humeur en écoutant de meilleurs chanteurs du passé et en pleurant sur l'Âge d'or à jamais révolu. Je le respecte complètement dans les théâtres qui sont surtout une fenêtre dépaysante : dans les pays, même proches, qui n'ont pas de tradition lyrique propre, comme le Maroc ou la Turquie, en effet on ne joue que La Traviata et la Flûte Enchantée… et c'est légitime, il s'agit d'entr'apercevoir ce qu'est l'essence d'un genre exotique. En revanche, dans une des maisons spécialistes les plus subventionnées au monde, je trouve peu stimulant de ne pas oser, même à la marge, quelques chemins de traverse, qu'on peut amplement se permettre avec son matelas financier. Cette audace, ce sont d'autres maisons plus petites, et pas qu'à Paris (Toulouse, Marseille, Tours, Strasbourg, Metz…) qui la manifestent… et sans être conduites à la ruine, manifestement. En revanche, il faut bien admettre que pour cette saison, les distributions sont somptueuses : ♣ les titulaires internationaux les plus prestigieux de ces rôles – Harteros, Radvanovsky, Netrebko, Rebeka, Kampe, d'Oustrac, Garanča, D'Intino, Semenchuk, Brownlee, Bostridge, Osborn, Álvarez, Castronovo, Kaufmann, Schager, Mattei, Tézier, Lučić, Nikitin, Terfel, Abdrazakov, Courjal, Groissböck, Anger… ♣ des essais très attendus – Yoncheva en Élisabeth, Gens en Glawari, Dupuis en Pelléas & Pisaroni en Golaud… ♣ ou des gens qui ne sont pas starisés mais qui font une grande carrière très méritée – Minasyan, Kulchynska, Car, Stikhina, Crebassa, Barbera, Talbot, Spyres, Conrad, Barbeyrac, Bernheim, Margita, Lahaj, Del Savio, Sly, Piazzola, Ruciński, Vassalo, Tines, Spotti… Et le choix des metteurs en scène est assez adroit : des gens qui vont dans le sens du renouvellement scénique, sans être trop radicaux ou eurotrashisants. L'Opéra de Paris devient l'Opéra de Vienne, en somme : du répertoire pour touristes ou public ronronnant, mais toujours parfaitement chanté. On s'en consolera d'autant mieux, lorsqu'on y mettra les pieds, qu'il y aura mille autre choses à voir simultanément à quelques centaines de mètres à peine. Ce n'est pas pour rien que Dieu a créé l'agenda de Carnets sur sol.




Carnets sur sol

14 décembre

Opéra de Paris 2018

Par erreur, l'Opéra a publié hier soir, sur la page de son partenariat avec le Festival « Agir » du Monde, l'intégralité des titres de sa saison 2017-2018. Le lien est inactif ce matin, mais comme je sais les lecteurs franciliens avides de ce genre d'exclusivité, j'ai mis de côté la liste et je vous la livre aujourd'hui. Les opéras sont organisés par date de naissance des compositeur (et, à l'intérieur, par date de composition). Opéra à Garnier ► Haendel – Jephtha ■ Mise en scène de Claus Guth coproduite avec Amsterdam. Avec William Christie et Marie-Nicole Lemieux. ► Mozart – Così fan tutte ► Mozart – La Clemenza di Tito ■ Avec Marianne Crebassa en Sextus. ► Bartók / Poulenc – A kékszakállú herceg vára / La voix humaine ► Saariaho – Only the Sound Remains ■ Mise en scène de Peter Sellars. Opéra à Bastille ► Rossini – Il Barbiere di Siviglia ► Donizetti – Don Pasquale ■ Nouvelle production. Avec Pretty Yende, Lawrence Brownlee, Michele Pertusi. ► Berlioz – Benvenuto Cellini ■ Nouvelle production de Terry Gilliam. Avec Philippe Jordan et John Osborn. ► Verdi – La Traviata ■ Reprise avec Plácido Domingo en Dottore Grenvil. ► Verdi – Le Trouvère ■ Avec Sondra Radvanovsky, Anita Rachvelishvili, Roberto Alagna (sur deux dates seulement). ► Verdi – Don Carlos & Don Carlo ■ Avec Sonya Yoncheva (vu l'évolution rapide de la voix, où en sera le registre stratosphérique requis ?), Elīna Garanča, Jonas Kaufmann / Brian Hymel. ► Verdi – Un Ballo in maschera ► Verdi – Falstaff ■ Reprise avec Bryn Terfel. ► Wagner – Parsifal ■ Importation de la mise en scène de Tcherniakov ? ► Moussorgski – Бори́с Годуно́в (Boris Godounov) ■ Nouvelle production : Ivo van Hove. ► Janáček – Z mrtvého domu (De la maison des morts) ■ Possiblement une nouvelle production. Avec Esa-Pekka Salonen et Štefan Margita. ► Puccini – La Bohème ■ Nouvelle production de Claus Guth. Avec Piotr Beczała. ► Debussy – Pelléas et Mélisande ► Lehár – Die lustige Witwe ► Ravel / Puccini – L'Heure espagnole / Gianni Schicchi ■ Avec Elsa Dreisig en Lauretta. Pour l'ère de l'audace, finalement assez semblable à Joel, les petites nouveautés dans le postromantisme italien en moins. Je m'émerveille tout de même qu'avec une subvention aussi énorme (et des excédents en la comptant), l'Opéra de Pais, doive faire la moitié de sa saison sur des grands standards du romantisme italien… À part Saariaho (qui n'est même pas une création, d'ailleurs), rien qui sorte du grand répertoire très usuel. Il y a bien Jephtha, Cellini et Z mrtvého domu, mais ce ne sont pas exactement des découvertes absolues… et toutes des reprises, déjà entendues à Paris (sinon à l'Opéra…) ces dernières années. Pas de baroque non plus, mais ce n'est vraiment pas leur corps de métier, d'autres le font tellement mieux, ce n'est pas une catastrophe. Le bon point, la juxtaposition des deux versions de Don Carlos… tout en redoutant que la facilité soit de faire une version française a minima, proche de la version italienne, sans bûcherons, sans ballet (probablement avec la Déploration sur le corps de Posa qui s'impose un peu partout, ouf). Plutôt la version de Londres 1867 retraduite en français que les versions de 1866 ou 1867 (voire combinées, comme dans les studios de Matheson et Abbado), crains-je. Mais ce sera déjà très bien. Pour le reste, comme je n'ai pas tout vu ; comme il y a des choses que je me réjouis de revoir ; comme, surtout, il n'y a pas que l'Opéra de Paris, ça fera très bien mon affaire. Une Clémence, un Don Carlos, un Parsifal, une Heure espagnole, le Saariaho, et puis, selon les distributions, le Boris et quelques Verdi (Trouvère / Ballo / Falstaff). Voilà de quoi m'occuper un peu, surtout considérant la débauche du reste de l'offre. Toutefois, je ne peux m'empêcher de considérer qu'avec cette débauche de moyens, on aurait pu glisser une ou deux œuvres jamais entendues dans ces murs. L'Atelier Lyrique n'apparaît pas (pour l'heure ?) dans la programmation, sans doute parce que les chanteurs n'ont pas encore été recrutés et que les programmateurs ne veulent pas trop se lier les mains tant qu'ils ne disposent pas de leur troupe complète. Récitals vocaux à Garnier ► Angela Gheorghiu (17 juin) ► Sophie Koch (15 octobre) ► Piotr Beczała (8 juillet) ► Simon Keenlyside (17 septembre) ► Matthias Goerne (22 avril) Les cinq tessitures canoniques en concert. À la fois des grands noms et des habitués. Je n'ai pas encore les programmes, et vu les pratiques de la maison ces dernières années, nous les aurons quand l'artiste se sera décidé, deux ou trois mois auparavant… Il est vraisemblable, néanmoins, que Gheorghiu ne chante ni les Ariettes oubliées, ni le Buch der hängenden Gärten ; et que Goerne nous fasse le Winterreise annuel de Garnier. Ballets à Garnier (dans l'ordre de la saison) ► Joyaux ► Balanchine / Teshigawara / Bausch ► Alexander Ekman ► Démonstrations de l'École de Danse ► Onéguine ► Orphée et Eurydice ► Spectacle de l'École de Danse ► Anne Teresa De Keersmaeker ► Thierrée / Pite / Pérez / Shechter (commence dans les espaces publics) ► La Fille mal gardée Ballets à Bastille ► Don Quichotte ► Millepied / Béjart ► Sasha Waltz : Roméo et Juliette Là aussi, énormément de reprises. Je n'aperçois pas (à part Joyaux, mais je ne vois pas ce que c'est) de ballet dramatique neuf. Aucun Tchaïkovski et une courte liste, étrange. Peut-être n'est-ce pas encore complet. Concerts symphoniques à la Philharmonie ► Intégrale Tchaïkovski dirigée par Philippe Jordan : ■ 1&5, le 12 octobre ■ 2&4, le 27 mars ■ 3&6, le 15 mai Excellente nouvelle pour moi : enfin entendre la 3 en concert, et d'une façon générale les premières qu'on joue peu. Je suppose que la Philharmonie est pour l'effet de mode, la ligne sur l'Ouverture au Monde dans la brochure envoyée aux élus et mécènes… mais c'est dommage d'une certaine façon : Bastille sonne magnifiquement en symphonique, c'est vraiment là où l'on peut entendre de loin sans aucune frustration. Avec beaucoup plus de netteté qu'à la Philharmonie (pas de réverbération parasite), et beaucoup moins de mauvaises places. Alors le coût du déplacement de tout l'orchestre à travers Paris, je ne vois pas trop l'intérêt. Moins de concerts symphoniques que les années passées aussi, semble-t-il. Autres concerts ► Haydn / Bruch (Garnier) ► Hommage à Maurice Ravel (Garnier) ► Quintettes à cordes (Garnier) ► Stravinski – L'Histoire du soldat (Garnier) ► 4 concerts de musique de chambre (Amphi Bastille) ► 11 concerts-rencontres (Studio Bastille) Je ne surveille pas, en réalité, ce type d'astuce (je ne suis pas si pressé de savoir ce que je ferai le 7 juillet 2018 !). Je l'ai simplement repérée grâce à mon excellent réseau de sentinelles éclairantes – en l'occurrence Xavier (et Patzak), sur le meilleur forum musical francophone . Et ne suis que le truchement actif de cette épiphanie impromptue.



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16 novembre

CD, compte rendu critique. Dixit Dominus : Vivaldi, Handel, Mozart (Jordi Savall, 1 cd Alia Vox, juin 2015)

CD, compte rendu critique. Dixit Dominus : Vivaldi, Handel, Mozart (Jordi Savall, 1 cd Alia Vox, juin 2015). Enregistré à l’Auditori de Barcelona début juin 2015, ce programme copieux et cohérent affiche la grande aisance et ce fini instrumental autant autant que vocal qui caractérisent les effectifs réunis autour du catalan Jordi Savall. Comme son pair en réalisations baroques, visionnaires et décisives, William Christie dont le geste margnifiquement ouvragé lui aussi s’est engagé en 2016 pour la défense du message spirituel de JS Bach (fabuleuse relercture de la Messe en si, dont une étape est passée par Barcelona aussi), Savall publie l’expérience sacrée réalisée en 2015, reliant en une filiation secrète les 2 Baroques majeurs : Haendel / Handel et Vivladi, auquels il associe le singulier – entre classique et préromantique, Mozart, tous ambassadeurs de l’épopée guerrière et spirituelle du texte Dixit Dominus. Ne manque ici que la proposition de JS Bach qu’il aurait été pourtant passionnante d’ajouter à ce Triptyque musical, d’une rare pertinence artistique. Le Psaume 110 (ou 109 dans la nomenclature juive, reprise par La Vulgate de Saint-Jérôme) est l’un des piliers de la dévotion catholique, – alliant foi conquérant et victorieuse, – les enfants et anges armés du Divin s’exprimant dans la jubilation collective, entre nervosité et jubilation suspendue voire extatique. Entre doxologie proclamative (certainement portée,inspirée, pilotée par le Roi David soucieux d’affirmer sa foi) et aussi témoignage d’une foi sincère et intime vécue par chaque croyant (éclat des parties solistiques, en dialogue ou contrepointant la masse chorale). La séquence est particulièrement tout au long de l’année liturgique car elle est donnée en général au début de l’Office dominical des Vêpres. Chez Vivaldi (Dixit daté de 1717, soit au moment où le Vénitien affirme son statut de compositeur incontournable à la Pietà de Venise, car il devient alors Maestro de’ concerti, après la mort de Gasparini), la coupe rythmique, nerveuse, bondissante mais toujours suave s’impose (on est à l’opposé des stridences âpres voire incisives de bien des baroqueux italiens et français) ; mais le profil plus intériorisé des parties de solistes, – comme le duetto des deux sopranos (Tecum Principium), ou celui plus inquiet, et comme traversé par un sentiment d’incertitude ou de souffrance (De torrente in via bibet, pour contreténor), sait donc cultiver aussi l’impact incarné et intime des prières. Cette lecture proche des souffrances humaines trouve un équilibre somptueusement exprimé ici, par le sentiment de tendresse et les climats de fragilité inhérent à la condition de chaque croyant. Sentiment d’errance instable que résout et finalement efface totalement le trio riche en certitude Gloria Patri (3 voix d’hommes, d’une sobriété rassurante). Dixit superlatif Triptyque sacré somptueusement inspiré Dans la perspective du Vivaldi, le choeur du Dixit mozartien (k 193, daté de 1774) semble prolonger cette fraternisation à l’œuvre, en un acte de rapprochement collectif, presque entonné sur le ton de la confidence sereine et sûre, qu’inspire une ferveur inexpugnable, infaillible, inextinguible. La certitude viscérale en serait le caractère le plus emblématique : Mozart nous promet un océan d’apaisement, de joie victorieuse et finale. Malgré son caractère et son esprit fraternel, d’une tendresse inédite alors, la partition marque en 1774, les débuts du service des Mozart, père et fils, à la Cour de l’indigne prince-archevêque Colloredo, lequel finira par congédier les deux musiciens en… 1777. Le dernier choeur Et in saecula seculorum, – d’un format et d’un esprit très handélien, prépare idéalement au dernier volet de ce triptyque thématiquement très juste. Savall place alors un Magnificat, d’une effusion maternelle inscrite dans la lumière, comme si au sommet de l’acte fervent collectif, l’hommage à la Mère, en était le point le plus intense et le plus profond. En réalité, dans les faits liturgiques, le Magnificat est l’un des derniers épisodes de l’office dominical des Vêpres : sa situation ici est donc tout à fait justifiée. Belle exégèse musicale. De fait le HWV 232, affirme le tempérament dramatique et nerveux d’un Haendel,… très vivaldien. Comme quoi la boucle est bouclée et ici, souligne une formidable parenté et filiation marquée par la cohérence. Mais l’articulation projetée, quasi guerrière du premier choeur, Dixit Dominus, est d’une remarquable acuité linguistique. « Energisez votre consomnes comme vos voyelles », auraient dii l’excellent Christie. Savall, frère interprète, partage la même exigence comme la même exactitude : l’activité du chœur est superbe de précision, d’abattage, de couleurs et de rondeur « picturale ». Nous sommes à l’inverse de tant de lectures que leurs confrères ou soit disant disciples / héritiers perpétuent aujourd’hui dans la sécheresse ou la précision/sité automatique (cf. les Gardiner, Rousset ou Niquet, tous en perte de vivacité comme d’urgence). Savall a le talent de le vie, du mouvement grâce à des chanteurs nuancés, et comme fragilisés, donc humains, et des instrumentistes prêts à les secourir dans une odyssée musicale qui nous parle essentiellement de fragilité humaine. La tenue pour ce Haendel de la jeunesse (le Dixit est composé en 1707 par un très jeune compositeur de 22 ans, – d’une maturité déjà exceptionnelle, venu à Rome se perfectionner) est ostensiblement lumineuse et éclatante. Portée par une alliance maîtrisée entre urgence et vitalité. Le tonus altier que lui réserve Savall et ses troupes, apporte au caractère collectif outrageusement vainqueur de l’intonation chorale, la vigueur et la force des textes. La réussite du geste savallien est de savoir pour chacun des compositeurs, caractériser et colorer idéalement les options expressives, selon les enjeux du texte et l’esprit de l’écriture musique. Ce programme baroque pur, associant 3 « Illustres » de l’histoire musicale entre Baroque et classicisme, rétablit la justesse du geste savallien qui, – aux côtés des innombrables programmes fraternels et de réconciliation entres peuples et cultures – un combat rendu essentiel depuis les 3 années que nous venons de vivre-, s’avère des plus convaincants. L’articulation des textes, la souplesse et l’accentuation du flux musical, la richesse sonore et l’intelligence dans la conception artistique globale, suscitent l’admiration. Excellent triptyque sacré. Cd, compte-rendu critique. DIXIT DOMINUS : Vivaldi, Mozart, Handel. Solistes et instrumentistes de La Capella Reial de Catlunya – Le Concert des Nations (Manfredo Kraemer, concertino). Jordi Savall, direction. 1 cd ALIA VOX AVSA9918.

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13 novembre

King Arthur de Purcell

France Musique. Dimanche 27 novembre 2016, 16h. Purcell : King Arthur. AUX ORIGINES DE L’OPERA ANGLAIS : Purcell et la représentation du roi-guerrier Arthur. Le semi opéra en 5 actes d’après le livret de John Dryden est créé à Londres au Dorset Garden Theatre, au printemps 1691. Arthur vainc les Saxons et fonde le royaume d’Angleterre. En abordant le drame fondateur de l’état anglais, Purcell ajoute aussi une trame amoureuse qui enrichit la lecture uniquement épique et historique ; il s’agit aussi pour Arthur de retrouver Emmeline, la fille aveugle du Duc de Cornouailles, laquelle a été enlevée par l’ennemi saxon, Oswald, aidé par le magicien Osmond. La force de l’opéra tragi-comique de Purcell est d’ajouter ce fantastique magique, surnaturel et poétique doublant les trames amoureuses et guerrière, car pour l’aider dans sa reconquête d’Emmeline, Arthur est aidé par le magicien Merlin. L’acte I est dominé par les Saxons qui sacrifie à Woden pour vaincre la guerre. L’acte II voit les Bretons finalement vaincre les forces maléfiques suscitées par Grimbald, car le mage formé par Merlin, Philidel, les mène vers la lumière et les délivre définitivement des maléfices ourdis par les Saxons (charmante Pastorale finale). L’acte III est celui d’Emmeline qui prisonnière d’Oswald, retrouve la vue et sait résister aux visions infernales et terrifiantes produites par le guerrier saxon qui veut la posséder : les contrées glaciales sont ainsi évoquées dans le fameux air du froid, énoncé par le dieu Hiver, clair référence au choeur des trembleurs dans Isis de Lully (1677). Après l’épreuve imposée à Emmeline, c’est au tour d’Arthur d’être malmené au IV : Osmond tente vainement de le séduire par des apparitions trompeuses (passacaille finale) : le jeune roi résiste. Au V, après une tempête qu’adoucit Eole, Arthur vainc Oswald : les Bretons écrase les Saxons. Vénus protège les amours des héros : Emmeline et Arthur (superbe air de la déesse profane et suave : « Fairest isle ») ; de sorte que l’île enchantée, protégée peut enfin s’ouvrir au bonheur (Saint-Georges protège alors l’Ordre de la Jarretière qui fonde l’honneur comme la vertu première de l’Angleterre). Comparé à ses drames précédents, – inscrits dans le genre du masque (alliant parlé et chanté), King Arthur s’affirme par sa nouvelle cohésion dramatique. Les forces surnaturelles sont atténués par les demi mages Philidel et Grimbald – comme Ariel et Caliban dans La Tempête de Shakespeare. L’opéra de Purcell dans sa version originelle de 1684 pour Charles II, roi lumineux, impose une solennité poétique qui s’efface dans la version tardive de 1691, quand l’avènement de Guaillaume II, prince moins charismatique que son prédécesseur, inspire une toute autre conception de la représentation du pouvoir, moins poétique et fastueuse, plus cynique et trouble; les recherches et l’enregistrements de William Christie avec ses troupes inspirées ensorcelantes des Arts Florissants ont permis de réaliser une version de référence, diverse, majestueuse et ambivalente qui sert la nature équivoque et très riche du drame purcellien. France Musique. Dimanche 27 novembre 2016, 16h. Purcell : King Arthur (La Tribune des critiques de disques : quelle est meilleure version enregistrée ?). AUX ORIGINES DE L’OPERA ANGLAIS : Purcell et la représentation du roi-guerrier Arthur.

William Christie

William Christie (19 décembre 1944), est un claveciniste et chef d'orchestre d'origine américaine, naturalisé français en 1995. Il est considéré comme pionnier de la redécouverte de la musique baroque en France. Il a fondé en 1979 la formation Les Arts florissants, qu'il dirige toujours, ensemble spécialisé dans ce répertoire (Jean-Baptiste Lully, Jean-Philippe Rameau, ...) qui tire son nom d'une œuvre de Marc-Antoine Charpentier.



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